à la faveur d’une attaque de vérole …

Oui, La Voix de l’Âme a été piratée. Comme plusieurs de mes sites d’ailleurs. Depuis deux semaines, j’ai travaillé d’arrache-pied pour m’assurer de l’intégrité de mes données, pour sauver les meubles comme on dit. Rassurez-vous, tout est en sécurité et les visiteurs ne couraient aucun danger. J’ai au passage appris énormément de choses (sur la sécurité du net…) et j’en parlerai certainement ailleurs, parce qu’ici ce n’est pas d’informatique que je viens vous parler.

Ici, je viens vous dire qu’à la faveur de cette petite vérole qui est entrée dans le fruit, j’ai repris contact avec l’administration de mes sites. Et notamment celui-ci, la Voix de l’Âme, qui était un peu le parent pauvre (ils sont plusieurs !!) et que je n’avais pas alimenté depuis longtemps. Et voilà, j’ai modifié (tenté d’améliorer) la navigation, j’ai agrandi la police de caractères en espérant augmenter le confort de lecture et je me suis prise au jeu quand j’ai vu tous les Arcanes qui manquaient à la série … Vingt-deux cartes, deux séries de dix complétées du Mat et du Monde qui ouvre et ferme la marche … Vingt-deux Arcanes majeurs qui nous invitent à un voyage au coeur de notre Âme.

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En saisissant ces lignes sur mon clavier, depuis 2-3 jours, je me prends à méditer au son du clapotis de mes doigts, bercée par le mouvement et la concentration de mes yeux et de mon cerveau sur les lignes de mon livre. C’est particulier chez moi. J’ai appris la dactylographie de manière autodidacte à l’âge de 13 ans et je n’ai jamais cessé depuis de taper, taper, et encore taper des caractères sur le clavier. J’aime ça ! Et au contact du Tarot, aux lignes de Jodorowsky, je me prends à rêvasser, à laisser partir mon esprit ‘caméra’ au-dessus de moi, dans les sphères vaporeuses des couleurs symboliques et des découpes détaillées que je découvre encore et encore dans cet ouvrage.

Il me vient alors des idées de création. Vous parler de ma manière de tirer le Tarot, ma « carte du matin » qui peut être tirée à n’importe quelle heure. Reprendre, pour moi et pour vous, la symbolique des couleurs telle qu’elle est présentée dans le livre. Vous parler du Tarot, de l’ensemble, de l’entité, de l’unité qui est sa Source et qui nous parle de notre (re)tour à la Source, à l’Amour, à la Pleine Conscience, dans la Lumière de l’Ici et Mains Tenant. Oui, aujourd’hui, en tapotant les pages de La Lune et du Pendu, j’ai ressenti, eu l’intuition de connexions, ouvert un canal intérieur de ma conscience entre ce que je lisais et d’autres lectures, telles que Nouvelle Terre d’Eckhart Tolle, ou Le Chevalier à l’Armure Rouillée, de Robert Fisher, ou encore mes lectures lointaines d’Aïvanhov dont les oeuvres complètes trônent dans ma bibliothèque depuis 30 ans !!! Quand j’y pense …

La notion d’ego est à définir. Elle revient sans cesse, sous des plumes très diverses qui ne l’entendent pas nécessairement à l’identique. J’aime beaucoup l’acception d’Eckhart Tolle, qui en fait simplement l’inconscience, l’inconscient, l’ombre, parce qu’elle implique le fait que le seul remède à l’ombre, c’est la lumière. Ego et ombre sont très proches, si on y pense…. vraiment. Et la super bonne nouvelle, c’est qu’aucun autre effort (!) n’est nécessaire que celui de mettre de la lumière là où il y a de l’ombre pour que celle-ci disparaisse immédiatement … Rien de plus à faire. Et se battre contre l’ombre au moyen d’autre chose que la lumière est voué à l’échec, la lumière est la seule ‘arme’ et elle est radicale. Mettre de la lumière sur l’ego, c’est le voir disparaître instantanément. En ‘réalité’, ça se passe… couche après couche… pas à pas… paso a paso. Et pour cette image, j’aime Le Pendu dans sa position renversée, qui s’arrête à la recherche d’un autre angle de vue, qui a besoin d’observer la réalité avec d’autres yeux. J’y associe – je ne sais pourquoi – la faculté à ne pas se prendre au sérieux, à laisser partir la caméra branchée sur la tête à la verticale, en décollage à Mach3 au-dessus de la sphère terrestre.

 

Soyez ‘réellement’ le centre du monde !!!

Je vous propose un petit exercice vivement conseillé en cas de prise de tête, quel qu’en soit le sujet !

Suivez le lien ci-dessous (il est sûr, développé par Chrome qui comme chacun sait appartient à Google), entrez dans le site, partez en visite galactique, zoomez, dé-zoomez, parcourez un véritable voyage dans notre Galaxie, ou plutôt ce qu’on en connaît ^^

http://stars.chromeexperiments.com/

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J’ai repensé également il y a quelques jours à un livre que j’aimerais relire : La Prophétie des Andes. Avec les années de lectures en ‘développement personnel, intérieur et spirituel’ qui sont derrière moi, je vois désormais à quel point je ne suis jamais entrée dans une démarche qui aurait découlé de la lecture de tel ou tel livre, style ‘Les leçons de la Prophétie des Andes’. Je lis, je visualise, j’imagine, je ressens, je parcours en pensées et en sensations, puis je ferme le livre, je le pose et je le quitte avec mon ressenti, ma vision, mes sensations intérieures. Tout cela va décanter, bon an mal an, avec le moins d’influence possible de l’extérieur, et toute influence sera au préalable passée au crible de la même décantation. Vous me suivez ?

J’aimerais relire ce livre, La Prophétie des Andes, précisément pour ‘voir’ mes propres années d’expériences venir teinter ma lecture de leur aura. Le Pendu a coupé toutes les branches des deux arbres qui le portent, le soutiennent. Je me demande si j’ai envie, ou besoin, de couper toutes les branches de mon arbre généalogique … Il est des branches de ‘valeurs’ qui ont de la ‘valeur’, des branches dont je ne désire pas me passer, qui font partie de moi et que j’apprécie. Trier le bon grain de l’ivraie. Le verbe ‘trier’ ou … quel verbe ? C’est, je crois, le titre d’une conférence donnée par Aïvanhov. A chercher…

Avec des proches, nous avons dernièrement évoqué la notion de destin également. Je pense au destin parce qu’il y a dans le lâcher-prise une référence sous-jacente, sous-entendue, non-dite, au ‘fatalisme’, à l’idée de baisser les bras. Au contraire !! Lâcher prise, ce n’est pas s’en rendre à la providence (auquel cas la Providence n’existerait pas, mais c’est là un autre débat), ce n’est pas se résigner impuissant à subir une destinée. NON !!! Lâcher prise, c’est ne pas vouloir faire ‘la part du monde’, ‘la part de l’autre’. Il est absolument impossible de maîtriser l’intouchable, ce qui revient à ‘celui qui n’est pas moi’, quel qu’il soit (la société, le mari, l’employeur, le monde, le système, et j’en passe…). Il n’y a qu’un choix : s’occuper de sa propre part tel le Colibri occupé à soigner son biotope et à le secourir quand il est en danger et lâcher prise sur ce qui ne lui appartient pas, ce qui n’est pas de son ressort. C’est ne pas décider pour l’autre et lui offrir la liberté d’être. C’est lâcher la PART DE L’AUTRE.

Lâcher prise, c’est aussi ouvrir les vannes à soi-même. C’est accepter sa part, imparfaite – ‘un-part-faite’. C’est accepter ses propres besoins et s’en porter garant. C’est choisir en fonction de soi dans le respect de la communauté et de sa pérennité.

Lâcher prise et faire sa part, c’est également et avant tout, à mon avis, ‘faire la peau’ aux projections. Retrouver sa liberté intérieure en apprenant à distinguer progressivement l’image que l’on pense avoir aux yeux des autres et l’image que l’on a de soi, deux images que l’on confrontera ensuite à la profonde et unique sensation d’être. Immanquablement, ces deux images apparaîtront telles des toiles tendues, dessinées à la hâte mais gravées dans le marbre, à la recherche d’une norme inaccessible et peu claire. Pour prendre conscience de ses propres projections, je pense qu’il est très utile et riche de passer par le questionnement, implicite et explicite. En effet, en posant des questions, à ses proches, à soi-même, aux personnes que nous sommes amenées à rencontrer au fil de nos journées, par choix ou par contrainte, nous confrontons notre propre projection (qu’est-ce que j’avais imaginé ?) avec la réalité de l’autre personne (ce qui se passe exactement pour elle, librement). A ce moment-là (et j’y reviendrai encore car cet instant, ce moment est riche de pote-en-ciel), il s’agit de réussir à éclairer la situation de sa propre lumière. Comment ? Ma technique consiste à utiliser la petite caméra que j’imagine m’être fixée en haut du crâne et qui me filme, en contre-plongée, dans les situations que je vis, ici et maintenant. Le trépied de cette caméra est infini, il peut monter aussi loin que la Galaxie… Mais le plus fréquemment, il est réglé sur mon entourage proche, mon paysage familier… Ainsi j’apprends à me regarder vivre, à ne pas m’identifier trop étroitement à mes émotions (et à mes peurs qui se cachent derrière…). Essayez déjà simplement de vous filmer ‘mentalement’ avec cette petite caméra et ‘remettez-vous à votre place’ en éclairant la scène de votre conscience… vous verrez, c’est détonant !!

A bientôt !

Mains Tenant, 14 avril 2016

Une intuition, une image à partager ?